Mettre un Ange en captivité, c'est comme emprisonner le temps, la vie et l'amour dans une boite en carton: c'est impossible.
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Yo les gens! Bon, j'avoue je suis en retard. Mais c'est parce que j'ai repris les cours alors forcément j'ai du taff... (Qui s'est mis a rire? Toi là, au fond, viens là que je te tabasse!) Oui, bon, je glande rien. M'enfin n'empêche.
Vous vous souvenez que "blabla" c'est ça, *blabla* ceci et ~blabla~ cela.
Allez go.
Gedwyn mit presque une demi-journée à trouver le courage pour parler à Shiver. Enfin, un peu avant l’heure du déjeuner, il fit avancer sa monture à la hauteur de la guerrière. « Comment êtes vous devenue soldat ? » demanda-t-il un peu gêné. La jeune femme le regarda et sourit. « Vous voulez connaitre ma vie ? Elle est plutôt banale. » Le prince rougit de la facilité avec laquelle elle avait percé sa ruse. « Je voudrais quand même savoir. Je ne connais pas dans quelles conditions vivent les gens du peuple. » Shiver braqua son regard sur l’horizon. « Je ne vais peut-être pas vous aider, parce que j’ai vécu, au moins au début, assez à l’écart des villes. Mais puisque vous me le demandez, je vais vous raconter. »
« Dans mon enfance, j’ai vécu chez mon grand père. Je n’ai jamais connu mes parents, et il ne m’en parlait jamais. Il me racontait souvent que j’étais une nuit arrivée sur le dos d’un grand oiseau blanc. Une femme encapuchonnée lui avait dit que j’étais sa petite fille et qu’il devait m’élever. C’était un vieillard taciturne et soupe au lait. Il avait les mêmes yeux que moi, et je soupçonne qu’il s’était installé loin de tout pour ne pas subir les remarques des gens. Nous vivions dans une maison solide, faite en pierre. Il me racontait que c’était une ancienne ferme qu’il avait restaurée, pierre par pierre, avant que je n’arrive de nulle part pour trouble sa tranquillité. Cependant, s’il était sévère et qu’il considérait le bruit comme un péché capital, il n’a jamais été méchant avec moi. Il m’a appris à survivre dans la nature et m’emmenait souvent faire de longues randonnées dans les montagnes. Nous possédions deux chèvres qui nous fournissaient du lait, et nous allions à la chasse. Le potager nous permettait d’avoir de légumes l’été, et nous faisions des conserves pour l’hiver. Il m’a appris à me battre, parce qu’il disait que tout le monde devait pouvoir se défendre. C’était un formidable professeur, sévère et exigeant, mais toujours juste et il ne perdait pas le sens de l’humour. De temps en temps, les habitants d’un village à quelques lieues venaient nous rendre visite, car mon grand père était aussi un guérisseur. Ou plutôt, il connaissait les plantes qui soignent et qui tuent. C’étaient les seules fois où il m’emmenait au village. Je me souviens parfaitement de la première fois. Jamais je n’avais vu tant de gens rassemblés en un même endroit. Je devais avoir dans les six ans. J’ai tout de suite remarqué qu’ils n’avaient pas les mêmes yeux que moi, et j’avais peur d’eux à cause de cela. Et puis mon grand père est entré dans une maison, sans me permettre d’entrer. Je suis restée assise à coté de la porte pendant longtemps, avant que les autres enfants ne viennent me voir. Ils sont restés debout devant moi, sans prononcer une parole. Et puis l’un d’eux leur m’a fait signe de les suivre et ils sont partis en courant. Je ne savais pas quoi faire alors je les ai suivis. Je ne savais pas alors que dans le village, on disait d’étranges choses à propos de moi et de mon grand-père. Celui-ci était utile quand il y avait un blessé au village, et il rendait toujours service, même en bougonnant, mais les gens avaient peur de lui, de nos yeux et de son passé obscur. On disait qu’il avait beaucoup voyagé, que c’était un assassin en fuite ou un maitre d’arme renvoyé, que j’étais apparue lors qu’un orage, peut-être née d’un éclair, bref, beaucoup de fantaisie, et peu de certitudes. Je n’ai d’ailleurs jamais su moi-même ce qu’il était avant d’accepter de s’occuper de moi. Il est mort alors que j’avais douze ans. Il avait été terrassé par une maladie fulgurante. Je l’ai enterré à coté de la maison, et puis j’ai pris nos provisions, tout ce qui pouvait me servir dans la maison et je suis partie. J’ai d’abord été au village, pour vendre ce que j’avais en trop et une partie de mes provisions, plus quelques outils qui ne me servaient pas. Je n’ai pas reçu beaucoup d’argent en échange, mais cela a suffit pour que je me rende dans la grande ville la plus proche. J’ai été très vite déboussolée par le monde, le bruit, les odeurs, mais il a fallu que je me débrouille pour survivre. Comme je savais me battre, j’ai demandé à devenir soldat, mais les gardes m’ont ri au nez. Une fillette de douze ans ne devient pas soldat. J’ai fait de mon mieux pour survire, et j’ai réussi grâce aux enseignements de mon grand père. Une fillette est une cible facile pour les voleurs et les brigands de toute sorte qui sévissent dans les villes. Mais j’ai pu me défendre. Lorsque je n’ai plus eu d’argent, j’ai commencé à voler de la nourriture sur les marchés. Je n’en suis pas fière, mais je n’ai pas honte non plus, parce que la nécessité me dictait ma conduite. Les gardes me connaissaient bien et j’avais souvent fait des séjours en prison pour vol, mais les soldats étaient issus des basses classes, ils connaissaient cette situation de misère où la seule façon de survivre est de voler, et ils n’étaient jamais très sévères avec moi. Un jour, alors que j’avais quatorze ans, j’ai été prise en flagrant délit par un officier qui n’avait jamais fait l’expérience de la pauvreté. Ce n’est pas de quelques jours en prison qu’il m’a menacé, mais de me couper la main, le châtiment réservé aux voleurs. Je me suis échappée en le ridiculisant, et il a continué à me rechercher. C’était à l’époque où la guerre avec Antia débutait. Beaucoup de gens tenaient votre père responsable des massacres perpétrés par les troupes Antes. Une fois, a l’occasion d’une fête, il avait organisé un grand spectacle suivit d’un banquet. Seulement il fallait recevoir une invitation pour cela. Toutes les petites gens de la ville étaient là, même les plus pauvres, mais les mendiants et les vagabonds avaient été oubliés. Pendant les jours qui précédèrent la fête, il y eut beaucoup de vols, et moi aussi, j’ai volé l’invitation d’un noble pour pouvoir, pour une fois, manger à ma faim. Ce que je ne savais pas, c’est que le noble en question était votre oncle, le frère du roi. Il est donc allé se plaindre à votre père qui, sans s’émouvoir, lui a donné une autre invitation. Mais ce qui avait blessé votre oncle, plus que le vol, c’était l’humiliation. Il rencontra le sergent que j’avais aussi humilié et à eux deux, ils fomentèrent une vengeance pour restaurer leur honneur souillé. Le jour dit, je me suis présentée au banquet avec mon invitation falsifiée et je me suis goinfrée le plus possible, histoire de tenir après deux jours sans manger. Il se trouve que pendant le spectacle, la personne qui était assise à coté de moi essaya d’attenter à la vie du roi, votre père. Moi, sans réfléchir, j’ai plongé sur lui et lui ai arraché l’arbalète, le faisant manquer son tir. Il m’a maudit, mais pas longtemps. Parce que c’est moi qu’on a arrêté à sa place. J’ai donc été condamnée, pour avoir porté atteinte à la vie du roi, à être décapitée. Je ne pouvais pas me défendre, j’avais entre les mains l’arbalète qui avait servi à menacer le roi. Mon voisin m’a copieusement accusée, bien sur, et les gens qui étaient autour n’osaient pas témoigner en ma faveur, parce que le seul qui avait osé, qui était assis de l’autre coté du terroriste et qui avait tout vu, s’était fait arrêter pour témoignage mensonger. Je passais donc plusieurs semaines en prison, en compagnie de l’infortuné témoin. Il aurait du être relâché plus tôt, mais on avait découvert qu’il était espion à la solde de la cité ennemie. Les gardes en ont donc déduis que j’étais moi aussi traître à la cité. Un jour, alors que la date de mon exécution approchait à grand pas, je profitais d’un moment d’inattention du garde pour l’assommer et me libérer. Mon compagnon de cellule m’implora de le libérer aussi, et je finis par le faire, malgré le peu de sympathie que j’avais a son égard depuis que je savais pour qui il travaillait. Nous convînmes d’un plan. Il enfila l’uniforme du garde et ses armes, et me fit passer pour sa prisonnière. C’est ainsi que nous sommes sortis de prison. Lorsque nous sommes arrivés hors de la ville, nous nous sommes débarrassés de l’uniforme. Pour ma part, j’avais gardé l’épée du garde, bien qu’elle fût un peu lourde. Après cet incident, j’ai beaucoup voyagé, allant partout où il était possible d’aller, et même parfois là où c’était impossible. Je ne pourrais pas vous raconter tous mes voyages, les îles du sud, le grand désert blanc, les montagnes nordiques… j’étais le plus souvent seule, parce que nous avions fait escale à Antia, où j’avais passé un an et demi, et j’y avais laissé mon compagnon. Longtemps j’ai profité de cette liberté, jusqu’au jour où, m’étant fait attaquer par un groupe de bandits, j’avais été retrouvée blessée dans un village proche d’Arcandia. Les villageois m’avaient donc transportée à la ville pour m’y soigner. La ville n’avait pas beaucoup changé, depuis huit ans que j’étais partie, mais cette fois-ci, j’ai réussi à me faire engager dans la garde. »
« Que sont devenus le sergent et mon oncle ? » demanda Gedwyn. « Le sergent est resté en poste, mais pendant l’une des batailles contre Antia, il a été tué. Votre oncle est encore en vie et il m’a surement oubliée, depuis le temps ! L’affaire avait eu un certain retentissement dans la ville, mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Nul ne se souvient des deux espions qui avaient failli tuer le roi. » Le prince réfléchit un instant. « Et le terroriste, le vrai, où est-il ? » Shiver haussa légèrement les épaules. « J’avoue que je n’en sais rien. Loin d‘ici, j’espère, ou dans sa tombe. Qui sait ? Je le rencontrerai peut-être un jour. Peut-être l’ai-je déjà croisé, sans le savoir. »
Les deux voyageurs chevauchèrent en silence pendant quelques instants. Ils s’arrêtèrent quelques minutes pour laisser les chevaux se reposer, en profitant de ce répit pour déjeuner. Tous deux méditaient les révélations de la matinée. Shiver n’avait pas tout dit, loin de là, mais elle se demandait encore si elle n’avait pas fait une erreur. La dernière personne a laquelle elle avait raconté tant de choses de sa vie avait tenté de la tuer juste après. Gedwyn se doutait bien sue Shiver n’avait pas tout raconté de sa vie. Certains points devaient rester dans l’ombre, par honte ou par sécurité. Mais lui aussi se demandait s’il avait eu raison de demander à la guerrière de lui raconter sa vie. Certaines personnes tueraient pour éviter que des révélations comme celles-ci ne s’ébruitent. Le prince secoua la tête. Il voulait absolument faire confiance à la jeune femme. Celle-ci soupira. Gedwyn ne la tuerait pas, parce qu’elle l’avait aidé à fuir les soldats ennemis. Ils se remirent en selle. Apres une lieue de voyage silencieux, ce fut au tour de Shiver d’interroger Gedwyn. « Et vous, comment a été votre vie ? » le jeune homme contempla le sol, un peu empourpré. « J’ai grandi au palais, et rien de spécial ne m’est arrivé. » la guerrière aux yeux d’or insista. « Je voudrais comprendre comment vivent les grands de ce monde » fit-elle avec un léger sourire. Cette fois, le prince releva la tête, un franc sourire sur les lèvres. « Je ne vais peut-être pas vous aider, parce que j’ai vécu cloitré. Mais puisque vous insistez, je vais vous raconter. »
Oui, je sais, c'est pas la fin de la partie. Oui, je sais, c'est de l'arnaque. Mais j'ai moins de temps pour écrire quand je passe 10h par jour au lycée alors bon. Allez, un peu de courage, vous pourrez lire la superbe et palpitante vie de Gedwyn dans une semaine (normalement) voir deux.
N'oubliez pas, vous commentez pour me donner vos impressions (bonnes/mauvaises/neutres (rayer la mention inutile)) et pour me dire que j'écris tellement mal que ya des fautes d'orthographe et de syntaxe partout. D'accords aussi. Et des coquilles parce que mon clavier ne m'aime pas.